En attendant, elle va au collège, fait ses devoirs, regarde les étoiles chaque soir et prépare — très sérieusement — son futur décollage.
Une collégienne comme les autres… sauf qu'elle a déjà réservé sa place pour Mars.
Camille est en classe de 5ᵉ. Le matin, c'est sac à dos et salle de classe. Le soir, c'est télescope et cartes du ciel. Ses copines la surnomment « la fille qui regarde en l'air » — elle préfère « l'exploratrice ».
Son rêve ne date pas d'hier : depuis qu'elle a vu un décollage d'Ariane à la télé, elle collectionne les images de fusées, les docu-spatiaux et les fiches sur les planètes. Son objectif : devenir astronaute, comme Thomas Pesquet et Sophie Adenot.
Parce qu'avant de conquérir l'espace, il faut conquérir la moyenne de maths.
« Le vivant, les roches, le ciel… » Sa matière préférée, surtout quand on parle d'astronomie et de la formation des planètes.
Les calculs de trajectoire, ça ne s'improvise pas ! Elle bosse dur — un astronaute, c'est d'abord un bon matheux.
La gravité, les gaz, la propulsion… Elle sait déjà ce qu'est la troisième loi de Newton : action = réaction. Comme une fusée.
Robotique et programmation : dans l'espace, tout est piloté par des ordinateurs. Elle adore.
Un astronaute doit être en pleine forme ! Course, natation, vélo : elle s'entraîne « au cas où ».
Français, histoire, langues… elle apprend l'anglais : sur l'ISS, tout le monde parle anglais. Et l'espagnol pour discuter avec les astronautes latinos.
Ce qui fait briller ses yeux quand elle ne fait pas ses devoirs.
Chaque soir de beau temps, elle sort son télescope : la Lune, Jupiter, Saturne… et elle note tout dans son carnet d'observations.
Elle regarde en direct chaque décollage (Ariane, Falcon, Soyouz) et chronomètre les étapes. Elle connaît les fusées par cœur.
Thomas Pesquet, Sophie Adenot, l'ISS, les sorties dans l'espace… elle peut en parler pendant des heures.
Des romans de science-fiction aux vraies biographies d'astronautes : sa pile de livres « à lire avant le décollage » ne cesse de grandir.
Être astronaute, ça se prépare comme une mission : étape par étape.
Travailler les maths, les sciences, le sport et l'anglais. Observer le ciel chaque soir. Croire dur comme fer que c'est possible.
Physique-chimie, mathématiques, SVT : le socle pour entrer dans une grande école d'ingénieurs.
Objectif : une école comme l'ISAE-Supaéro, l'ENAC ou l'ESTACA, pour devenir ingénieure spécialiste des engins spatiaux.
Les astronautes viennent de tous les horizons. Camille vise la voie des ingénieurs : expérience, sang-froid, et un dossier en béton.
Comme Thomas Pesquet et Sophie Adenot, passer les tests de sélection des astronautes européens. Des milliers de candidats, quelques élus.
Trois, deux, un… Décollage. Camille, commandante de mission, regarde la Terre s'éloigner par le hublot. Mission accomplie.
Des petites étoiles de savoir, à partager à la récré.
Un astronaute voit 16 levers de soleil par jour : l'ISS fait le tour de la Terre en 90 minutes.
Après Thomas Pesquet, la Française Sophie Adenot a été sélectionnée astronaute en 2022 — la nouvelle idole de Camille.
Il faut 10 minutes de lumière pour aller de Mars à la Terre… et 4 ans pour atteindre l'étoile la plus proche.
Dans l'espace, on grandit de 2 à 5 cm pendant la mission (la colonne vertébrale se détend)… avant de revenir à sa taille sur Terre.
« On ne devient pas astronaute par hasard. On le devient parce qu'un jour, on a levé les yeux. »
— Camille, dans son carnet d'observations